|
Chefs d'entreprise, DRH, vous recherchez un professionnel de l'accueil ? vous êtes prêt à le/la recruter en alternance pour mieux l'intégrer à vos équipes ? Pour vous aider à recruter, le Journal de l'emploi vous propose ce mois-ci une version à contre-courant de sa rubrique "L'interview du recruteur". A vous d'interviewer (virtuellement) un candidat ! Pour vous, nous avons sélectionné trois questions généralement retenues en entretien, et nous les avons posées à Kelly Vanderghoote, 22 ans, qui débutera à la rentrée prochaine une formation en alternance pour devenir hôtesse d’accueil. Elle recherche dès à présent une entreprise où elle pourra s’investir et mener à bien son projet professionnel.
Quel est votre parcours ?
Après plusieurs expériences réussies dans le domaine de la vente, en tant que buraliste, serveuse et responsable de rayon, j’ai suivi un contrat de professionnalisation pour me former au métier d’hôtesse de caisse. J’ai alors travaillé au sein d’une grande surface, et peu à peu, cette expérience très enrichissante m’a fait découvrir mon goût pour les contacts humains et m’a donné envie d’évoluer vers un poste centré davantage sur l’accueil. C’est pourquoi je souhaite intégrer dès la rentrée prochaine une formation en alternance pour préparer un Bac pro « Accueil et relation aux clients et usagers, spécialité hôtesse d’accueil ». Dans ce cadre je suis à la recherche d’une entreprise qui pourra m’accueillir tout au long de ma formation.
Quel type d’entreprise recherchez-vous ?
Une grande surface serait l’entreprise d’accueil idéale et s’inscrirait bien dans la logique de mon parcours. Le secteur bancaire, les agences d’opérateurs téléphoniques ou encore les transports sont aussi des environnements de travail qui m’attirent beaucoup. Plus largement je m’intéresse à tout ce qui touche au commerce, à la vente et aux services car j’aime particulièrement être en contact avec des clients et du public, y compris au sein d’une administration.
Qu’est-ce qui fera de vous un bon élément ?
Je suis organisée, rigoureuse, et prête à m’investir à 100% dans mon travail.
J’ai le sens du service et je sais être à l’écoute de mes interlocuteurs grâce à un tempérament calme et patient. Enfin mes différentes expériences m’ont rendue polyvalente et capable de m’adapter rapidement à toutes les situations.
Entreprise, cette candidate vous intéresse ? Contactez-nous :
Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
ou 04 72 442 444. |
|
A l’occasion du Challenge des Négociales du Rhône, nous avons rencontré 6 recruteurs et experts du recrutement de commerciaux. Ils ont accepté de nous confier leurs besoins et leurs conseils pour se faire recruter.
« Je ne cherche pas à être le meilleur face à un jury : je veux convaincre un employeur de me recruter ! » Jérôme Charlat, 22 ans, est étudiant en 1ère année de Master à l’ICL (Institut Commercial Lyonnais). Comme lui, 150 candidats – élèves en formation commerciale issus de différentes écoles – ont profité de la grande phase de qualification du Rhône des Négociales, le 29 février, pour faire valoir leurs talents auprès d’une centaine de professionnels, "dont une bonne part à la recherche de nouveaux collaborateurs, d’alternants ou de stagiaires", précise Hervé Diaz, le directeur d'ICL. Sylvain Ange, Directeur Commercial chez Pomona EpiSaveurs Rhône-Alpes Bourgogne Auvergne qui recrute notamment sur des postes de chef de secteur et de télévendeur, témoigne : « Nous avons du mal à rencontrer de bons candidats. A tel point que je dois faire appel à un cabinet de recrutement ! Ce type d’événement, qui nous permet de tester en direct la qualité des prestations de jeunes commerciaux, constitue pour nous une opportunité intéressante de diversifier nos sources de recrutement et de rencontrer de très bons commerciaux juniors ! »
Au matin, le premier sketche de mise en situation consistait pour les jeunes à se mettre dans la peau d’un commercial chez Würth ; les professionnels endossaient le rôle d’entrepreneurs du bâtiment auxquels les jeunes devaient parvenir à vendre leurs produits. Une expérience constructive pour Jérôme, qui sort du premier défi avec le sourire : « J’ai réussi à vendre… mais le jury s’est montré particulièrement coriace ! » Certains professionnels ont en effet pris un malin plaisir à « taquiner » les candidats, à l’image de Jean-Sébastien Tenadet, dirigeant de JST Conseil & Formations : « J’étais dans la peau de mon personnage : j’ai tutoyé les candidats ! Un seul m’a tutoyé en retour. Je lui dis Bravo ! Pour moi, un bon commercial sait s’adapter à son interlocuteur ! »
Pour Elisabeth Burton, consultante pour Invitation à recevoir, nuance : « A un même niveau de diplôme et à technique égale, une entreprise recrutera le candidat qui aura aussi du savoir-vivre. L’attitude est la première carte de visite d’un commercial ! Et cela commence par le respect des règles fondamentales de politesse, et par le respect d’un code vestimentaire qui suscitera la confiance de son interlocuteur. Ce matin, un candidat s’est présenté avec la cravate de travers ; une des candidates, très bien habillée, avait des ongles dont le verni était écaillé. Ce sont des détails, certes, mais ils peuvent facilement casser l’image professionnelle d’un candidat commercial face à un recruteur ».
Philippe Nabet, directeur commercial d’Anikop, actuellement à la recherche d’un commercial pour un poste en région parisienne, approuve : « Ce métier est naturellement tourné vers l’autre. Pour moi, un bon commercial n’est pas quelqu’un qui vend : c’est quelqu’un à qui on achète ! »
Savoir se tourner vers l’autre : une qualité indispensable à tout commercial, soulignée également par Hubert Irribarria, directeur régional d’Atlas, entreprise qui recrute régulièrement des commerciaux en Rhône-Alpes, engagée dans le recrutement en alternance et très attachée au transfert des compétences : « S'intéresser à son prospect ou à son client est fondamental. Aujourd’hui, j’ai vu beaucoup de jeunes commerciaux négliger la phase de « découverte » pourtant indispensable dans une négociation réelle ! »
Pour Andrès Thévenon, qui a créé son entreprise Pilat Communication en tant qu’auto-entrepreneur, les jeunes commerciaux à la recherche d’un emploi doivent aussi savoir explorer des pistes autres que les plus évidentes : « Je recherche des agents commerciaux indépendants. Parmi les candidats que j’ai entendus ce matin, l’une sortait vraiment du lot et pourrait constituer un vrai point fort dans une entreprise comme la mienne. Reste à savoir si elle est prête à se lancer en indépendante… », un statut qui n'apporte pas la même sécurité que le statut de salarié, mais de plus en plus demandé par les entreprises qui cherchent à étoffer leurs forces de vente.
F.G.
|
|
Focus sur le bilan de compétences
Le mondial des métiers n’est pas destiné qu’aux jeunes. Il accueille de plus en plus de salariés et de demandeurs d’emplois. Du 2 au 5 février, de nombreuses conférences étaient organisées pour les aider à trouver un emploi et à dynamiser leur carrière. Rencontre avec Annie Chocque, directrice du CIBC de l’Ain qui, à cette occasion, a animé une conférence sur le bilan de compétences.
A quoi sert le bilan de compétences ?
Le bilan de compétences sert à analyser les acquis d’expérience et la vie professionnelle actuelle d’un salarié ou d’un demandeur d’emploi. Il sert aussi à explorer, identifier les compétences, les motivations, et les potentiels de la personne, pour que celle-ci puisse concrétiser ses objectifs et ses priorités. Il peut être réalisé tout les 5 ans.
A qui s’adresse-t-il ?
Il s’adresse aux salariés, qui ne se plaisent plus dans leur travail actuel, aux demandeurs d’emploi dans le cadre de la portabilité du DIF (droit individuel à la formation).
Quelles sont les méthodes, les outils pour faire un bilan de compétences ?
Le bilan de compétences s’organise autour de séances individuelles et collectives, d’entretiens individuels et de travail en autonomie.
Il se déroule en 24h maximum et de 8 à 12 semaines, avec un ou deux rendez-vous par semaine.
Comment le bilan de compétences est-il financé ?
Il existe trois moyens de financement : le congé bilan qui ne nécessite pas l’accord de votre employeur, le DIF avec l’autorisation de votre employeur, et le plan de formation de votre entreprise, via une formation proposée par votre employeur, sur votre temps de travail. |
François Fillon, Premier ministre, était en visite à l’Institut des Ressources industrielles (IRI) de Lyon le 25 janvier dernier. Accompagné de Nadine Morano, ministre chargée de l’apprentissage et de la formation professionnelle, il a rappelé les grandes mesures de l’Etat en matière d’emploi.
Miser sur l’apprentissage et l’alternance
Véritable « voie d’excellence » selon le Premier ministre, l’alternance et l’apprentissage sont au cœur des préoccupations. L’Etat souhaite atteindre l’objectif de 800 000 apprentis et consacrera , sur une durée de 5 ans, près 1,75 milliards d’euros au développement de l’appareil de formation. A cela s’ajoutent les 500 millions d’euros prévus dans le cadre du programme Investissements d’avenir. Une enveloppe dédiée au développement d’une cinquantaine de « projets innovants » (dont celui de l’IRI qui construira un nouveau bâtiment et développera de nouvelles actions de formation dans des secteurs connexes à celui de l’industrie), et à la création de 15 000 places d’hébergements.
Former les demandeurs d’emploi
« La formation professionnelle doit être un des piliers de notre politique de lutte contre le chômage », a martelé François Fillon. Pour cela l’Etat débloque une aide de150 millions d’euros pour former et faciliter le retour des demandeurs d’emploi sur le marché du travail, en particulier les chômeurs de très longue durée (plus de 2 ans). Cela passe notamment par le financement de 16 000 nouvelles entrées en formation et l’extension de l’expérimentation du contrat de sécurisation professionnelle à 9000 demandeurs d’emploi supplémentaires.
C.A. |
|