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Focus sur le bilan de compétences
Le mondial des métiers n’est pas destiné qu’aux jeunes. Il accueille de plus en plus de salariés et de demandeurs d’emplois. Du 2 au 5 février, de nombreuses conférences étaient organisées pour les aider à trouver un emploi et à dynamiser leur carrière. Rencontre avec Annie Chocque, directrice du CIBC de l’Ain qui, à cette occasion, a animé une conférence sur le bilan de compétences.
A quoi sert le bilan de compétences ?
Le bilan de compétences sert à analyser les acquis d’expérience et la vie professionnelle actuelle d’un salarié ou d’un demandeur d’emploi. Il sert aussi à explorer, identifier les compétences, les motivations, et les potentiels de la personne, pour que celle-ci puisse concrétiser ses objectifs et ses priorités. Il peut être réalisé tout les 5 ans.
A qui s’adresse-t-il ?
Il s’adresse aux salariés, qui ne se plaisent plus dans leur travail actuel, aux demandeurs d’emploi dans le cadre de la portabilité du DIF (droit individuel à la formation).
Quelles sont les méthodes, les outils pour faire un bilan de compétences ?
Le bilan de compétences s’organise autour de séances individuelles et collectives, d’entretiens individuels et de travail en autonomie.
Il se déroule en 24h maximum et de 8 à 12 semaines, avec un ou deux rendez-vous par semaine.
Comment le bilan de compétences est-il financé ?
Il existe trois moyens de financement : le congé bilan qui ne nécessite pas l’accord de votre employeur, le DIF avec l’autorisation de votre employeur, et le plan de formation de votre entreprise, via une formation proposée par votre employeur, sur votre temps de travail. |
François Fillon, Premier ministre, était en visite à l’Institut des Ressources industrielles (IRI) de Lyon le 25 janvier dernier. Accompagné de Nadine Morano, ministre chargée de l’apprentissage et de la formation professionnelle, il a rappelé les grandes mesures de l’Etat en matière d’emploi.
Miser sur l’apprentissage et l’alternance
Véritable « voie d’excellence » selon le Premier ministre, l’alternance et l’apprentissage sont au cœur des préoccupations. L’Etat souhaite atteindre l’objectif de 800 000 apprentis et consacrera , sur une durée de 5 ans, près 1,75 milliards d’euros au développement de l’appareil de formation. A cela s’ajoutent les 500 millions d’euros prévus dans le cadre du programme Investissements d’avenir. Une enveloppe dédiée au développement d’une cinquantaine de « projets innovants » (dont celui de l’IRI qui construira un nouveau bâtiment et développera de nouvelles actions de formation dans des secteurs connexes à celui de l’industrie), et à la création de 15 000 places d’hébergements.
Former les demandeurs d’emploi
« La formation professionnelle doit être un des piliers de notre politique de lutte contre le chômage », a martelé François Fillon. Pour cela l’Etat débloque une aide de150 millions d’euros pour former et faciliter le retour des demandeurs d’emploi sur le marché du travail, en particulier les chômeurs de très longue durée (plus de 2 ans). Cela passe notamment par le financement de 16 000 nouvelles entrées en formation et l’extension de l’expérimentation du contrat de sécurisation professionnelle à 9000 demandeurs d’emploi supplémentaires.
C.A. |
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Depuis le 19 décembre 2011, Rodez a désormais son magasin BUT. Implanté dans la nouvelle zone Le Comtal de 20 hectares, qui est située sur la commune de Onet-le-Château. Il s’étend sur 3000 m2 de surface de vente et 1500 m2 de surface pour le dépôt. L’enseigne a su donner la priorité à la modernité en captant les tendances. Les 20 salariés de l’enseigne, proposent un grand choix de produits, dans le mobilier, la décoration, la literie, la cuisine…Inauguration prévue le jeudi 26 janvier à 19heures. |
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Comment adapter les processus de formation aux besoins réels des entreprises ? Pour les représentants des organismes de formation et les acteurs économiques de la Loire, cela doit avant tout passer par des liens forts entre écoles et entreprises. Tel est le constat qui ressort de la conférence « Emploi, Formation, Territoire » organisée mardi dernier, à l’occasion de la 11e édition du Forum Carrières de Saint-Etienne à l’ESC.
« Alors que le département de la Loire est fortement touché par le chômage (9% au premier trimestre 2011, ndlr), il dispose d’un fort potentiel avec un nombre considérable de grandes écoles, des entreprises et des pôles de compétitivité performants », remarque Raymond Joassard, vice-président de St-Etienne Métropole. « Aujourd’hui notre objectif est de construire de vrais réseaux entre tous ces acteurs afin d’optimiser nos points forts. Un travail d’équipe est déjà largement initié entre les écoles, les chambres consulaires et l’agglomération de St-Etienne mais nous devons continuer à avancer dans ce sens, notamment en impliquant davantage les entreprises et toutes les agglomérations du territoire ».
Dans cette optique de réseaux, l’Ecole supérieure de commerce de St-Etienne compte multiplier les démarches de rapprochement entre les étudiants et les entreprises, en particulier avec son dispositif PEPITES ou Programme d'Entraînement à la Professionnalisation et à l'Insertion des Talents de l'ESC, lancé à la rentrée 2010. « Le but est de faciliter le contact en permettant à nos étudiants de côtoyer le monde de l’entreprise tout au long de leur formation, à travers des évaluations, des stages, des forums ou encore des rencontres avec des professionnels », explique Michel Rollin, directeur général de l’ESC St-Etienne. Nous travaillons également avec un comité pédagogique composé de chefs d’entreprises qui nous renseignent ainsi directement sur les besoins actuels des différents secteurs ».
Outre le renforcement des liens entre grandes écoles et entreprises, un autre élément pourrait donner une autre envergure à l’offre de formation en Rhône-Alpes, comme l’indique Benoît Fabre, élu en charge de la formation à la CCIT de St-Etienne : « Les campus de Lyon et St-Etienne concourent actuellement ensemble dans le cadre de l’appel à projets « Initiatives d’excellence » (Idex) du grand emprunt, qui récompensera et permettra la réalisation de 5 à 10 projets de pôles pluridisciplinaires d’excellence de rang mondial. Ce programme représente un enjeu fondamental pour notre région et la qualité de notre enseignement supérieur ».
C.M. |
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