Lancement d’un mastère spécifique aux métiers du souterrain

Le premier mastère « Tunnels et ouvrages souterrains » sera lancé à Lyon mi-octobre prochain, à l’initiative de l’Association Française des Tunnels et de l’Espace Souterrain (AFTES). Mis en place à la demande de la profession, il permettra à des ingénieurs généralistes en génie civil de recevoir une formation complémentaire de niveau bac+6, spécifique à ce secteur aujourd’hui en manque de professionnels spécialisés. 

« Actuellement il n’existe aucune formation vraiment propre à ce domaine en France, indique Richard Kastner, directeur du mastère. Les grandes écoles d’ingénieurs l’évoquent mais on reste au stade de sensibilisation, ce qui fait qu’il y a un réel manque de compétences appropriées sur le terrain ». Dispensée simultanément par l’INSA et l’ENTPE, la formation reposera sur 5 mois de cours et 5 mois de mission en entreprise, suivis d’une production de thèse. Elle préparera à des postes de grands maîtres d’ouvrages dans le domaine des infrastructures de transports et de l’aménagement urbain, mais également à des fonctions en bureaux d’ingénierie et dans tous types d’entreprises ou organismes intervenant dans le secteur des souterrains. « L’objectif est de donner à des ingénieurs déjà solidement formés une qualification de haut niveau adaptée à l’ensemble du processus de construction et d’exploitation des souterrains, commente Richard Kastner. Ils seront alors opérationnels techniquement sur les chantiers mais auront en plus une vision globale leur permettant d’évoluer vers des postes à responsabilité ». Le mastère sera accessible à partir du niveau bac+ 5 et se placera à la fois dans une optique de formation initiale et continue en restant ouvert aux ingénieurs déjà en poste.

Une leçon inaugurale sera consacrée à sa présentation, le lundi 17 octobre de 14h à 18h, au Palais des Congrès, à l’occasion du congrès international des souterrains de Lyon. Le recrutement, sur dossier et entretien, est d’ores et déjà ouvert pour l’an prochain. Plus d’infos : http://mstunnels.insa-lyon.fr/

 

 
Société Générale : 150 recrutements prévus

Société généralePour recruter 4000 nouveaux collaborateurs en 2011, dont 150 en Rhône-Alpes, la Société générale multiplie les actions originales. La dernières en date : l’opération « Push my Carreer » à destination des jeunes diplômés, organisée en juin à Lyon. Rencontre avec Céline Rousset, Chargée de recrutement.

 

Quels sont vos besoins en recrutement ?

Pour pallier les départs à la retraite de nos salariés et nos besoins en compétences nouvelles, nous prévoyons de recruter 4000 collaborateurs en CDI en 2011 sur le territoire national, dont 150 en Rhône-Alpes ; parmi eux 60 occuperont leur poste au centre de Lyon. L’essentiel des emplois à pourvoir concerne des profils commerciaux : conseiller accueil, conseillers de clientèle multimedia, conseillers en gestion de patrimoine, chargés d’accueil… Le groupe recrute aussi des professionnels spécialisés dans la gestion des risques, la finance d’entreprise et l’informatique.


Comment les jeunes peuvent-ils profiter de ces opportunités ?

Nous donnons leur chance à tous, aux personnes expérimentées, issues ou non du secteur bancaire, mais aussi aux jeunes diplômés (Bac / Bac+3, de formation commerciale). Pour les jeunes, nous avons lancé l’opération « Push my Career », une campagne de conseils et de préparation à l’embauche, appuyée par une page Facebook, et conclue par une journée dédiée au recrutement ; à l’issue de cette journée, les meilleurs repartent avec une promesse d’embauche en CDI. A Lyon, l’opération a eu lieu le 9 juin ; une seconde vague de recrutement sera organisée en octobre.


Vos postes sont-ils accessibles en alternance ?

Bien sûr ! Cette année, 1100 alternants de niveaux Bac+2/3 et Bac+4/5  nous rejoindront; là encore, nous nous appuyons en particulier sur Facebook pour recruter.



Pour en savoir plus et postuler : http://careers.societegenerale.com  www.facebook.com/pushmycareer www.facebook.com/alternance.societegenerale

 

Légende photo : Jean-Luc Suau, Céline Rousset et Didier Faucher

 
Journalistes / Professionnels de l’image indépendants - Comment rompre l’isolement ?

Julius SUZATEn finir avec l’isolement et dynamiser l’emploi des travailleurs indépendants dans le secteur des médias, tels sont les objectifs de l’Atelier des Médias de Lyon. Cette association de coworking créée en décembre 2010 permet aux professionnels indépendants du journalisme, du web et de l’image de travailler ensemble sous un même toit. Rencontre avec Julius Suzat, co-fondateur et journaliste en télétravail.

Comment est née l’idée du coworking ?
Au départ nous étions quatre-cinq journalistes pigistes désireux de nous regrouper pour ne pas travailler en permanence à notre domicile. Nous avons rencontré d’autres professionnels qui eux aussi souhaitaient rompre cette solitude inhérente à nos professions. Grâce au coworking nous partageons nos compétences et mutualisons nos moyens.

Quels services propose l’Atelier des Médias ?
Aujourd’hui nous disposons d’une quinzaine de bureaux. Certains sont occupés en permanence et d’autres sont réservés aux membres « nomades ». Le but est vraiment de créer une émulation et d’établir des connexions entre les différents corps de métiers. Travailler dans un environnement stimulant est indispensable pour faire émerger de nouveaux projets, étoffer son réseau et in fine dynamiser notre emploi. Mais attention, ce n’est pas un centre d’affaires, c’est une association à but non lucratif.

L’Atelier des Médias va plus loin ?
Le coworking n’est qu’un volet de l’association. Nous mettons en place une véritable réflexion autour des professions des médias, en lien avec l'université. Cela passe également par des sessions d’informations auprès des professionnels sur les particularités du statut d’indépendant (droits, démarches…). L’Atelier des Médias est aussi un lieu de ressources et d'informations pour les jeunes. Aujourd’hui nous recherchons de nouveaux locaux afin de poursuivre notre engagement et développer ces trois volets.

Plus d’infos : http://atelier-medias.org

 
Salon des entrepreneurs - Les conseils de Xavier Kergall pour créer votre emploi

Xavier Kergall 

Cette année, le Salon des entrepreneurs de Lyon qui ouvrira ses portes les 15 et 16 juin, au Centre de Congrès de Lyon, sera particulièrement axée sur l’accompagnement des jeunes entrepreneurs. Visite guidée de cette 8ème édition, avec Xavier Kergall, le Président du salon, qui nous livre ses conseils pour réussir son projet de création.

 

Concrètement comment un jeune entrepreneur doit-il aborder ce salon ?

Il doit d’abord se poser les bonnes questions : A-t-il déjà une idée ? S’agirait-il d’une création, d’une reprise, d’un développement ? Est-il seul ou accompagné ? De quels fonds dispose-t-il ? A partir de là, il peut consulter la liste des stands sur internet ainsi que le programme complet du salon afin d’établir son propre planning sur un ou deux jours. L’idéal étant d’alterner conférences, ateliers et entretiens, en ayant, de préférence, pris rendez-vous à l’avance pour ceux-ci. Je recommande également aux jeunes entrepreneurs d’apporter avec eux tous les documents utiles liés à leur projet.

 

Sur quels marchés porteurs s’appuyer pour créer son entreprise, et son emploi ?

L’important c’est de pouvoir vendre. Avant toute chose il faut donc se demander si les futurs produits seront vendables, qui en voudra et comment ils pourront être commercialisés. Il y aura toujours des grandes tendances : développement durable, technologies, services à la personne, bio, temps libre, agro-alimentaire… mais le plus important c’est l’envie de créer et la passion avec laquelle on entreprend un projet. Il n’y a pas de créneaux plus porteurs que d’autres, tout est bon dans la mesure où tous les produits et services que l’on consomme changent à une très grande vitesse.

 

Est-il judicieux de créer une entreprise maintenant?

Il est toujours judicieux de créer une entreprise car c’est le meilleur moyen de faire du capital et d’activer l’ascenseur social. C’est encore mieux aujourd’hui du fait qu’il y a une petite reprise économique et un nouveau contexte né de la crise. Les grands groupes ont en ce moment du mal à être offensifs. Ils sont peu innovants et choisissent souvent de sous-traiter. Cela fait qu’il y a davantage d’opportunités pour les petites structures. Les jeunes créateurs doivent profiter de cette déstabilisation générale pour se faufiler dans les interstices et se faire une place. Beaucoup de terrains sont laissés en friche, à eux d’exploiter tous ces champs libres.

 

Les demandeurs d’emploi peuvent-ils compter sur la création d’entreprise pour sortir du chômage ?

Ça reste une solution risquée, d’où l’importance de se faire accompagner, mais ce n’est pas du tout absurde et pas forcément plus difficile à aborder qu’un parcours de salarié. L’insécurité de l’emploi traditionnel est tout aussi considérable que l’insécurité de la création d’entreprise. En outre, les demandeurs d’emploi seront encore mieux accueillis par les organismes d’accompagnement que des personnes disposant déjà d’un capital. Leur but est justement de soutenir ceux qui ont des idées et peu de moyens pour les mettre en œuvre.

 

 
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