« L’agriculture est un secteur d’avenir »

Gérard Seigle-Vatte, Président de la chambre régionale d’agriculture Rhône-Alpes, de la chambre d’agriculture de l’Isère et agriculteur éleveur à Paladru (38) répond à nos questions sur l’emploi agricole dans la région.

Comment se porte l’emploi dans le secteur agricole en Rhône-Alpes ?
Je n’ai pas peur de dire que l’agriculture est un secteur d’avenir, nous aurons toujours besoin d’agriculteurs. Actuellement, en Rhône-Alpes, le ratio est de trois installations pour quatre départs. Et à chaque fois qu’un jeune s’installe, il créé entre cinq et six emplois en amont et en aval. La région compte 46 400 chefs d’exploitation, 19 900 actifs familiaux (conjoints, aides familiaux…), ainsi que 8 000 salariés permanents et 9 000 équivalents temps plein salariés saisonniers. Le secteur agricole et agro-alimentaire pèse 13 111 millions d’euros.

Quels sont les secteurs qui recrutent ?
Nous avons des problèmes de recrutement dans le secteur agro-alimentaire et notamment sur des postes de pilotage de chaînes automatiques. Les usines agro-alimentaires et les coopératives peinent à trouver des salariés. Il y a beaucoup de possibilités dans les emplois saisonniers également, notamment pour les récoltes en été. Par contre, un secteur est totalement saturé: celui du développement durable. C’était à la mode il y a quelques années, et beaucoup de jeunes font des études dans ce domaine mais les débouchés sont rares...

Quelles actions mettez-vous en place pour aider les jeunes à s’installer ?
Les chambres d’agriculture proposent des ‘’points accueil installation’’ pour les porteurs de projets. Nous n’accompagnons pas moins de 350 personnes par an en montant avec eux un PDE (plan de développement d’exploitation) qui formalise les conditions de financement du projet. Pour reprendre une exploitation, nous conseillons aux jeunes d’avoir au minimum le BTS ACSE (analyse et conduite de systèmes d'exploitation) et d’avoir un esprit d’entrepreneur ! De nombreux établissements d’enseignement agricole existent en Rhône-Alpes (lycées agricoles, maisons familiales…) du BEP au bac + 5 (ingénieur agronome).

 

 

 
Le JOURNAL DE L'EMPLOI recrute 2 pigistes expérimentés (H/F)

Dans le cadre de son développement, le Journal de l'emploi recherche deux pigistes expérimentés (H/F), dont un(e) en Midi-Pyrénées et un(e) dans la région Rhône-Alpes.

Au cœur de l’économie régionale, au côté de ceux qui agissent pour l’emploi, notre rédaction décrypte et analyse l’actualité sur les champs de l’emploi, de la formation, et de la création/reprise d’entreprise. Nos objectifs : aider les demandeurs d’emploi à se faire recruter ou à créer leur propre emploi, et permettre aux entreprises de trouver les collaborateurs qu'elles recherchent.


DESCRIPTION DU POSTE
Vous aurez pour mission de suivre l'actualité économique régionale, en particulier les sujets ayant trait à l'emploi et à la formation.
En pratique, vous assisterez aux conférences de presse et interviewerez des personnalités de la sphère économique de votre région (Rhône-Alpes ou Midi-Pyrénées). Vous rédigerez ensuite des articles (brèves, interviews, reportages, analyses, dossiers de fond...) qui paraîtront dans les pages du Journal de l'Emploi, et du site internet www.journaldelemploi.com.

Vous travaillerez en permanence avec des interlocuteurs de haut niveau (Présidents d’institutions, DG, DRH…)

PROFIL
Le candidat aura impérativement une expérience d’au moins deux ans dans le secteur économique, comme journaliste de la presse spécialisée.

Excellente connaissance du tissu économique régional. Dynamique, mobile sur la région, curieux, autonome, réactif, bonne écriture (et orthographe), capacité de vulgarisation, à l’aise dans les interviews, force de proposition, ayant envie d’accompagner l’équipe motivée d’un Journal en plein développement.

Bonne présentation nécessaire vis-à-vis des personnes interviewées.

La bonne maîtrise de la photographie et la connaissance des techniques de montage sous Quark Xpress (ou logiciels équivalents) sont un plus.

Démarrage possible dès maintenant.

CONTACT
Envoyez CV, lettre de motivation et exemples d'articles à Florence Gouton, journaliste et responsable de la Rédaction Rhône-Alpes et Midi-Pyrénées :  Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 
Quand le CJD se penche sur le paradoxe de l'emploi

Recruter, manager et faire vivre autrement son entreprise : tel est l'objectif des toasters organisés par le Centre des Jeunes Dirigeants un vendredi par mois à Lyon.  Le principe : un échange pragmatique de bonnes pratiques, et surtout de solutions face à des problématiques bien réelles. A l’occasion de l’épisode 1 de la saison 2 des ‘’toasters’’, lancé le 12 octobre, nous avons rencontré Olivier Michel, Président du CJD Lyon qui revient pour nous sur les objectifs et la vocation du CDJ.

Pour le premier toaster de l'année, vous avez choisi de mettre le doigt sur le paradoxe même de l'emploi avec le thème « Les enfants gâtés de l'emploi : 3 millions de chômeurs, des entreprises qui galèrent à recruter ». Concrètement, quel était l’enjeu de l'événement pour les dirigeants présents ?
«  Le paradoxe n'est pas nouveau, mais il a franchit un cap psychologique important depuis une dizaine de jours, à l'annonce des 3 millions de chômeurs atteints en France  : d'un côté, ces personnes qui cherchent un emploi, et de l’autre des entreprises qui peinent à recruter. Elles ne se rencontrent pas pour des raisons multiples : problème de formations, mauvaise image de certains métiers, et un certain décalage entre les attentes des demandeurs d’emplois et la réalité du marché du travail. Nous avons tenté de briser ce cercle vicieux, en abordant la problématique par ses solutions. Avec les dirigeants présents, qui rencontrent des difficultés à trouver de bons candidats, nous avons évoqué la question de l’attractivité de leur société, la manière de bien recruter, mais aussi  l’intégration des nouveaux collaborateurs ».

Quelle est la stratégie globale du CJD pour permettre aux dirigeants de manager autrement ?

« Nous travaillons tout au long de l’année  sur des commissions ressources humaines, stratégiques, communication non violente, bien être… Nous organisons aussi des formations qui touchent à la technique, au management ou au développement personnel pour nos membres, tous jeunes dirigeants ou cadres dirigeants lyonnais. Depuis le début de mon mandat, je cherche à emmener les membres dans des endroits « décalés », dont on entend parler mais que l’on ne connait pas réellement. Nous organisons nos séances plénières au Grand Lyon, à l’Hôtel de ville, dans les locaux de l’Olympique lyonnais… La prochaine au programme ? Interpol » !

Maud Laurent

 

 
Le Centre Gallieni propose une réinsertion professionnelle aux personnes handicapées

 

 

Depuis 100 ans, le Centre Gallieni, Etablissement et service d’aide par le travail (ESAT)

œuvre en faveur de la réinsertion des personnes handicapées dans le monde du travail.

Trois questions à Jacques Hanchin, directeur du Centre, basé à Villeurbanne.

 

Quels sont les objectifs du Centre Gallieni ?

En tant qu’ESAT, le Centre Gallieni a pour rôle de faciliter l’autonomie et l’intégration des personnes déficientes visuelles ou intellectuelles dans leur environnement professionnel et social, en leur permettant de travailler dans un milieu dit « protégé ».

En quoi consiste votre programme de réinsertion ?

Le Centre accueille 90 travailleurs handicapés qui se consacrent à des activités artisanales de type vannerie et chaiserie, ou industrielles comme du conditionnement, du stockage, ou des montages en petites séries non réalisables par des machines. Dès leur intégration, les ouvriers définissent un projet professionnel avec nos moniteurs. Ils s’orientent alors vers les activités de leurs choix et suivent une formation qui les rend rapidement opérationnels. Les services des ouvriers sont ensuite proposés aux 25 entreprises partenaires du centre, qui peuvent formuler des demandes spécifiques selon leurs besoins, voire proposer une embauche directe aux travailleurs devenus autonomes.

Quel est l’intérêt d’une réinsertion par le travail ?

C’est la manière la plus valorisante de reconnaître les personnes handicapées comme des personnes normales. Au lieu de leur faire l’aumône, on met à leur disposition un cadre qui leur permet de travailler, de se former et de retrouver une identité professionnelle. L’apprentissage des contraintes, des gestes et des attitudes qu’implique le travail, contribue par ailleurs fortement à une meilleure intégration sociale.

 

Infos : 04.72.65.55.00. ou http://www.centre-gallieni.org/ et http://www.cat-gallieni.fr.

Le Centre Gallieni sera représenté au Salon Pollutec, du 27 au 30 novembre à Eurexpo.

 

 
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Ils recrutent !