Quand le CJD se penche sur le paradoxe de l'emploi

Recruter, manager et faire vivre autrement son entreprise : tel est l'objectif des toasters organisés par le Centre des Jeunes Dirigeants un vendredi par mois à Lyon.  Le principe : un échange pragmatique de bonnes pratiques, et surtout de solutions face à des problématiques bien réelles. A l’occasion de l’épisode 1 de la saison 2 des ‘’toasters’’, lancé le 12 octobre, nous avons rencontré Olivier Michel, Président du CJD Lyon qui revient pour nous sur les objectifs et la vocation du CDJ.

Pour le premier toaster de l'année, vous avez choisi de mettre le doigt sur le paradoxe même de l'emploi avec le thème « Les enfants gâtés de l'emploi : 3 millions de chômeurs, des entreprises qui galèrent à recruter ». Concrètement, quel était l’enjeu de l'événement pour les dirigeants présents ?
«  Le paradoxe n'est pas nouveau, mais il a franchit un cap psychologique important depuis une dizaine de jours, à l'annonce des 3 millions de chômeurs atteints en France  : d'un côté, ces personnes qui cherchent un emploi, et de l’autre des entreprises qui peinent à recruter. Elles ne se rencontrent pas pour des raisons multiples : problème de formations, mauvaise image de certains métiers, et un certain décalage entre les attentes des demandeurs d’emplois et la réalité du marché du travail. Nous avons tenté de briser ce cercle vicieux, en abordant la problématique par ses solutions. Avec les dirigeants présents, qui rencontrent des difficultés à trouver de bons candidats, nous avons évoqué la question de l’attractivité de leur société, la manière de bien recruter, mais aussi  l’intégration des nouveaux collaborateurs ».

Quelle est la stratégie globale du CJD pour permettre aux dirigeants de manager autrement ?

« Nous travaillons tout au long de l’année  sur des commissions ressources humaines, stratégiques, communication non violente, bien être… Nous organisons aussi des formations qui touchent à la technique, au management ou au développement personnel pour nos membres, tous jeunes dirigeants ou cadres dirigeants lyonnais. Depuis le début de mon mandat, je cherche à emmener les membres dans des endroits « décalés », dont on entend parler mais que l’on ne connait pas réellement. Nous organisons nos séances plénières au Grand Lyon, à l’Hôtel de ville, dans les locaux de l’Olympique lyonnais… La prochaine au programme ? Interpol » !

Maud Laurent

 

 
Le Centre Gallieni propose une réinsertion professionnelle aux personnes handicapées

 

 

Depuis 100 ans, le Centre Gallieni, Etablissement et service d’aide par le travail (ESAT)

œuvre en faveur de la réinsertion des personnes handicapées dans le monde du travail.

Trois questions à Jacques Hanchin, directeur du Centre, basé à Villeurbanne.

 

Quels sont les objectifs du Centre Gallieni ?

En tant qu’ESAT, le Centre Gallieni a pour rôle de faciliter l’autonomie et l’intégration des personnes déficientes visuelles ou intellectuelles dans leur environnement professionnel et social, en leur permettant de travailler dans un milieu dit « protégé ».

En quoi consiste votre programme de réinsertion ?

Le Centre accueille 90 travailleurs handicapés qui se consacrent à des activités artisanales de type vannerie et chaiserie, ou industrielles comme du conditionnement, du stockage, ou des montages en petites séries non réalisables par des machines. Dès leur intégration, les ouvriers définissent un projet professionnel avec nos moniteurs. Ils s’orientent alors vers les activités de leurs choix et suivent une formation qui les rend rapidement opérationnels. Les services des ouvriers sont ensuite proposés aux 25 entreprises partenaires du centre, qui peuvent formuler des demandes spécifiques selon leurs besoins, voire proposer une embauche directe aux travailleurs devenus autonomes.

Quel est l’intérêt d’une réinsertion par le travail ?

C’est la manière la plus valorisante de reconnaître les personnes handicapées comme des personnes normales. Au lieu de leur faire l’aumône, on met à leur disposition un cadre qui leur permet de travailler, de se former et de retrouver une identité professionnelle. L’apprentissage des contraintes, des gestes et des attitudes qu’implique le travail, contribue par ailleurs fortement à une meilleure intégration sociale.

 

Infos : 04.72.65.55.00. ou http://www.centre-gallieni.org/ et http://www.cat-gallieni.fr.

Le Centre Gallieni sera représenté au Salon Pollutec, du 27 au 30 novembre à Eurexpo.

 

 
Toulouse : une journée pour trouver son emploi dans l’Aéronautique

Vous recherchez un emploi dans l’Aéronautique ? Rencontrez en direct votre prochain employeur au Salon de l’Aéronautique !  Organisé par Synergie, spécialiste de l’intérim et du recrutement fortement impliqué dans l’aéronautique, le salon ouvre ses portes aujourd’hui, de 9h à 18h au Stade Toulousain Rugby. Il rassemble les acteurs majeurs de la filière aéronautique (Airbus, Daher, Liebherr aérospace, Labinal Services, Latecis, Latecoere, Athos Aéronautique, 3A, Spirit, Sud Ingenierie, Mecahers Group, Espace, Rockwell Collins France, Assystem, Soplami, Mecaprotec), des recruteurs, les institutionnels de l’emploi et de la formation (Pôle emploi, AFPI, AFPA, ENAC, l’IUT de Blagnac, l’IUT Paul Sabatier, le lycée St Exupéry). Les candidats pourront ainsi échanger directement avec les professionnels répartis sur une vingtaine de stands, sur les opportunités de carrière, la féminisation des métiers dans l’aéronautique, la formation, les différents métiers. Ils assisteront également à des conférences sur le thème « recrutement et formation » ou encore « opportunités, métiers, perspectives » animées respectivement par Pôle Emploi, les écoles et les centres de formation présents, les responsables de Synergie et les entreprises participant à cette opération.

 

PRATIQUE

Salon de l’Aéronautique,

organisé par Synergie, à Toulouse le 20 septembre

9h-18h, Stade Toulousain Rugby, Espaces ErnestWallon

 

 
Rhône : un nouveau pas en faveur de l'apprentissage
Les chambres consulaires et les missions locales du Rhône, sous le patronage de l’Etat et de la Région, ont signé, mercredi 12 septembre à la Préfecture, une charte de coopération pour développer l’apprentissage dans le département. « Il est essentiel que nous devons mettre en commun nos compétences pour l’avenir de nos jeunes » explique Jean-François Carenco, préfet de la région Rhône-Alpes. Philippe Grillot, président de la CCI, pense que « ces initiatives locales doivent permettre à Lyon et à la région d’être une sorte de laboratoire sur le sujet ». En 2011, près de 7000 nouveaux contrats ont été enregistrés. L’objectif est d’augmenter ce nombre, et notamment en faveur des jeunes peu ou pas qualifiés, suivis par les missions locales. Les signataires de la charte conviennent de nommer au sein de leurs structures des correspondants « apprentissage » référents. Ils s’engagent également à faire connaitre les réunions d’informations et les forums dédiés à l’apprentissage. Afin de maximiser le nombre de jeunes susceptibles de voir les offres d’emplois disponibles, les trois chambres consulaires et les missions locales doivent dorénavant  les faire figurer sur la bourse nationale et partenariale, accessible sur www.alternance.emploi.gouv.fr. « L’Etat a un objectif ambitieux : il ne veut plus aucun jeune entre 16 et 25 ans sans emploi ni formation, (contre 10 à 15% actuellement). Nous sommes tout à fait d’accord ! » indique Philippe Meirieu, vice-président du conseil régional.

Maud Laurent

 
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