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Avec un nouveau concept d’enceinte, six amis lyonnais ont créé leur propre entreprise, Zola-Eleven. Plus qu’une source de revenus, l’entrepreneuriat est pour eux une passion.

Une terrasse dans le Midi de la France. Trois couples lyonnais profitent de la douceur d’un mois avril. Pourtant, pour apprécier un peu plus l’instant, il leur manque un petit quelque chose. De la musique…
C’était en 2011. Depuis ces six amis ont créé leur propre enceinte portative, ZE-soundbox, et leur propre entreprise, Zola-Eleven. « Sur le marché, rien ne correspondait à ce que nous cherchions », explique Valérie Briday, présidente de Zola-Eleven. Nous voulions une totale liberté pour créer et mener notre projet ». Le groupe d’entrepreneurs s’est associé pour former une Société par actions simplifiées (SAS). « A six, c’est plus facile ! Monter une entreprise devient moins effrayant !».
La passion de l'entreprise
« Garder la notion de plaisir ». Pour Valéry, Zola-Eleven doit suivre cette ligne de conduite. « Après les réunions ou les événements importants, nous prenons le temps pour passer un moment tous ensemble et boire un verre, ajoute-elle. Mais cela ne nous empêche évidemment pas de travailler sérieusement ». Le projet reste ainsi une passion extraprofessionnelle. D’autant plus que tous ont gardé leurs emplois respectifs. « Il n’y a pas d’horaire pour ZE-soundbox. On y travaille n’importe quand, même le week-end ». Pour autant, Zola-Eleven est dans les temps de son business plan. Depuis le lancement de l’enceinte en décembre 2011, l’enseigne travaille désormais avec seize partenaires pour la vente. De bon augure pour la suite : « pour 2014, nous visons un million d’euros de chiffre d’affaires et 50 boutiques de distribution, avance l’entrepreneure. A terme, certains d’entre nous travaillerons surement à temps plein pour l’entreprise ».
Six patrons
L’autre des particularités de Zola-Eleven tient en son management coopératif. « Il n’y a pas de hiérarchie nous prenons les décisions tous ensemble, précise Valéry. Chacun à des compétences particulières, complémentaires et s’occupe de son domaine. Mais, pour les grandes décisions, nous nous concertons ». Et si certains s’opposent à une idée, le groupe essaie de trouver un consensus. Lors du choix des flyers, par exemple. Une partie d’entre eux voulaient les illustrer par Le Radeau de la Méduse. « Pas pertinent », trop « humour noir » pour les autres. L’équipe a donc opté pour un visuel plus sobre.
Le projet nécessite donc l’accord de tous. Et pour Valéry, cet effort de diplomatie, qui semble pourtant délicat, ajoute une plus-value à l’entreprise. « Comme chaque membre s’engage et a son mot à dire, le projet gagne en créativité et en cohésion », assure-t-elle. Grâce à la proximité des six entrepreneurs, les points de dissension restent mineurs. « Nous avons fondé cette entreprise sur nos valeurs communes, la confiance, l’amitié, la partage et la famille, détaille l’entrepreneure. Nos enfants sont nos premiers testeurs ». Des valeurs qui trouvent aussi échos dans leur travail. « Nos premiers partenaires et collaborateurs sont des amis », conclut-elle.
Valentin NOËL
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